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Histoires grotesques et sérieusesLe joueur d'échecs de MaelzelEdgar Poe
NouvelleDouble Assassinat dans la rue MorgueEdgar Poe
NouvelleL’échiquier de la mortJean Ray
PoèmesHommage à La BourdonnaisJoseph Méry
PoèmesŒuvre poétique (2 citations)Jorge Luis Borges
PoèmeCAISSASir William Jones
RomanDe l'autre côté du miroirLewis Carrol
ExtraitCinquième LivreFrançois Rabelais
ExtraitLa variante F. VIII du gambit CamulogèneÉdouard Pape
ExtraitsEmil Joseph Diemer, missionnaire des échecs acrobatiquesDany Sénéchaud
FragmentsLe Jeu des échecs moralisésJacques de Cessoles
FragmentsLivre des échecs amoureux moralisésÉvrard de Conty
FragmentsLa Défense LoujineVladimir Nabokov
CommentaireLe Tristan en proseLégende médiévale
Bandes dessinées MafaldaQuino
Page bande dessinée Gaston LagaffeFranquin
Page bande dessinée TintinHergé
Pages bande dessinée Achille TalonGreg
Page bande dessinée Lucky LukeMorris
Page bande dessinée Passe-moi l'ciel Janry et Stuf
DessinFluide GlacialGaudelette
DessinsAlmanach Achille Talon 1981Greg
BibliographieJeu d'échecs dans la littératureJacques Hincker
Il y a des citations d'œuvres anciennes et contemporaines sur le site Repères autour du jeu d'échecs.



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CINQUIÈME LIVRE

DE

F. RABELAIS

PANTAGRUEL



ÉDITIONS JOUAUST

PARIS, 1877









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CHAPITRE XXIV

Comment fut en presence de la Quinte faict un bal joyeux en forme de tournay.



E soupper parfait, fut en presence de la Dame faict un bal en mode de tournay, digne non seulement d'estre regardé, mais aussi de memoire eternelle.
Pour iceluy commencer fut le pavé de la salle couvert d'une ample piece de tapisserie veloutée, faite en forme d'eschiquier, savoir est à carreaux, moitié blanc, moitié jaulne, chascun large de trois palmes, et carré de tous coustez, quant en la salle entrerent trente deux jeunes personnages, desquels seize estoient vestus de drap d'or, sçavoir est huict jeunes nymphes, ainsi que les peignoient les anciens en la compagnie de Diane, un roy, une royne, deux custodes de la Rocque, deux chevaliers et deux archiers. En semblable ordre estoient seize autres vestus de drap d'argent. Leur assiette sus la tapisserie fut telle : les roys se tindrent en la derniere ligne, sus le quatriesme carreau, de sorte que le roy auré estoit sus le carreau blanc, le roy argenté sus le carreau jaulne; les rognes à costé de leurs roys, la dorée sus le carreau jaulne, l'argentée sus le carreau blanc; deux archiers auprés de chascun costé, comme gardes de leurs roys et

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roynes; auprés des archiers deux chevaliers; auprés des chevaliers deux custodes; au ranc prochain devant eux estoient les huict nymphes. Entre les deux bandes des nymphes restoient vuides quatre rancs de carreaux.
Chascune bande avoit de sa part ses musiciens vertus de pareille livrée, uns de damas orengé, autres de damas blanc; et estoient huict de chascun costé avec instrumens tous divers, de joyeuse invention, ensemble moult concordans et melodieux à merveilles, varians en tons, en temps et mesure, comme requeroit le progrez du bal : ce que je trouvois admirable, attendu la numereuse diversité de pas, de desmarches, de saux, sursaux, retours, fuites, embuscades, retraictes et surprinses.
Encore plus transcendoit opinion humaine, ce me sembloit, que les personnages du bal tant soudain entendoient le son qui competoit à leurs desmarche ou retraicte, que plustot n'avoit signifié le ton la musique qu'ils se poussoient en place designée, nonobstant que leur procedure fust toute diverse. Car les nymphes, qui sont en premiere filliere comme prestes d'exciter le combat, marchent contre leurs ennemis droit en avant, en forme d'un carreau en outre, exceptée la premiere desmarche, en laquelle leur est libre passer deux carreaux. Elles seulles jamais ne reculent. S'il advient qu'une d'entr'elles passe jusques à la filliere de son roy ennemy, elle est couronnée royne de son roy, et prent et des-

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marche d'orenavant en mesme privilege que la royne; autrement jamais ne ferissent les ennemis que en ligne diagonale obliquement, et devant seulement. Ne leur est toutesfois, n'à autres, loisible prendre aucuns de leurs ennemis, si le prenant elles laissoient leur roy descouvert et en prinse.
Les roys marchent et prennent leurs ennemis de toutes faces en carré, et ne passent que de carreau blanc et prochain au jaune, et au contraire; exceptez qu'à la premiere desmarche, si leur filliere estoit trouvée vuide d'autres officiers, fors les custodes, ils le peuvent mettre en leur siege, et à costé de luy se retirer.
Les roynes desmarchent et prennent en plus grande liberté que tous autres, sçavoir est en tous endroits et en toutes manieres, en toutes sortes, en ligne directe, tant loing que leur plaist, pourveu que ne soit des siens occupé, et diagonale aussi, pourveu que soit en couleur de son assiette.
Les archiers marchent tant en avant comme en arriere, tant loing que prés. Aussi jamais ne varient la couleur de leur premiere assiette.
Les chevaliers marchent et prenent en forme ligneare, passant un siege franc, encores qu'il fust occupé ou des siens ou des ennemis, et au second soy posans à dextre ou à senestre, en variation de couleur, qui est sault grandement dommageable à partie adverse, et de grande observation. Car ils ne prennent jamais à face ouverte.

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Les custodes marchent et prenent à face tant à dextre qu'à senestre, tant arriere que devant, comme les roys, et peuvent tant Loing marcher qu'ils voudront en siege vuide, ce que ne font les roys.
La loy commune és deux parties estoit, en fin derniere du combat, assieger et clorre le roy de part adverse en maniere qu'evader ne peust de costé quelconque. Iceluy ainsi clos, fuir ne pouvant, ny des siens estre secouru, cessoit le combat et perdoit le roy assiegé. Pour donques de cestuy inconvenient le guarentir, il n'est celuy ne celle de sa bande qui n'y offre sa vie propre, et se prenent les uns les autres de tous endroicts, advenant le son de la musique. Quand aucun prenoit un prisonnier de part contraire, luy faisant la reverance, luy frappoit doucement en main dextre, le mettoit hors le parquet et succedoit en sa place. S'il advenoit qu'un des roys fust en prise, n'estoit licite à partie adverse le prendre; ainsi estoit fait rigoreux commandement à celuy qui l'avoit descouvert, ou le tenoit en prise, luy faire profonde reverance, et l'advertir, disant : « Dieu vous gard' » , afin que de ses officiers fust secouru et couvert, ou bien qu'il changeast de place, si par malheur ne pouvoit estre secouru. N'estoit toutesfois prins de partie adverse, mais salué le genoil gauche en terre, luy disant : « Bon jour. » Là estoit fin du tournay.

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CHAPITRE XXV

Comment les trente deux personnages du bal combatent.



INSI posées en leurs assiettes les deux compagnies, les musiciens commencent ensemble sonner en intonation martiale, assez espouventablement, comme à l'assault. Là voyons les deux bandes fremir, et soy affermer pour bien combatre, venant l'heure du hourt, qu'ils seront evoquez hors leur camp. Qand soudain les musiciens de la bande argentée cesserent, seulement sonnoient les organes de la bande aurée, en quoy nous estoit signifié que la bande aurée assailloit. Ce que bientost advint, car à un ton nouveau veismes que la nymphe parquée devant la royne fist un tour entier à gausche vers son roy, comme demandant congé d'entrer en combat, ensemble aussi saluant toute sa compagnie. Puis desmarcha deux carreaux avant en bonne modestie, et fist d'un pied reverence à la bande adverse, laquelle elle assailloit. Là cesserent les musiciens aurez, commencerent les argentez.
Icy n'est à passer en silence que la nymphe, avoir en tour salué son roy et sa compagnie, afin qu'eux ne restassent ocieux, pareillement la resaluerent en tour entier gyrans à gausche, exceptée la royne, laquelle vers son roy se destourna à dex-

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tre, et fut ceste salutation de tous desmarchans observée en tout le discours du bal, le ressaluement aussi, tant d'une bande comme de l'autre.
Au son des musiciens argentez desmarcha la nymphe argentée, laquelle estoit parquée devant sa royne, son roy saluant gratieusement, et toute sa compagnie, eux de mesme la resaluans, comme a esté dict des aurées, excepté qu'ils tournoient à dextre et leur royne à senestre; se posa sus le second carreau avant, et, faisant reverence à son adversaire, se tint en face de la premiere nymphe aurée, sans distance aucune, comme preste à combatre , ne fust qu'elles ne frappent que des costez. Leurs compagnes les suyvent, tant aurées comme argentées, en figure intercalaire, et là font comme apparence de escarmoucher, tant que la nymphe aurée, laquelle estoit premiere en camp entrée, frappant en main une nymphe argentée à gausche, la mist hors du camp et occupa son lieu. Mais bien tost, à son nouveau des musiciens, fut de mesme frappée par l'archer argenté; une nymphe aurée le fist ailleurs serrer ; le chevalier argenté sortit en camp ; la royne aurée se parqua devant son roy.
Adonc le roy argenté change place, doutant la furie de la royne aurée, et se tira au lieu de son custode à dextre, lequel lieu sembloit tresbien muny et en bonne defense.
Les deux chevaliers qui tenoient à gausche, tant aurez qu'argentez, desmarchent et font amples

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prinses des nymphes adverses, lesquelles ne pouvoient arriere soy retirer, mesmement le chevalier auré, lequel met toute sa cure à prinse de nymphes. Mais le chevalier argenté pense chose plus importante, dissimulant son entreprinse, et, quelquefois qu'il a peu prendre une nymphe aurée, il la laisse et passe outre, et a tant faict qu'il s'est posé prés ses ennemis, en lieu auquel il a salué le roy advers, et dit : « Dieu vous gard'. » La bande aurée, ayant cestuy advertissement de secourir son roy, fremist toute, non que facilement elle ne puisse au roy secours soudain donner, mais que, leur roy saulvant, ils perdoient leur custode dextre, sans y pouvoir remedier. Adonques se retira le roy auré à gausche, et le chevalier argenté print le custode auré, ce que leur fut en grande perte. Toutesfois la bande aurée délibere de s'en venger, et l'environnent de tous costez, à ce que reffuir il ne puisse ny eschapper de leurs mains; il faict mille efforts de sortir, les siens font mille ruses pour le garentir, mais en fin la royne aurée le print.
La bande aurée, privée d'un de ses supposts, s'esvertue, et à tors et à travers cherche moyen de soy venger, assez incautement, et fait beaucoup de dommage parmy l'ost des ennemis. La bande argentée dissimule et attend l'heure de revanche, et presente une de ses nymphes à la royne aurée, luy ayant dressé une embuscade secrete, tant qu'à la prinse de la nymphe peu s'en faillit que l'archer auré ne

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surprint la royne argentée. Le chevalier auré intente prinse de roy et royne argentée, et dit : « Bon jour. » L'archer argenté les salue ; il fut prins par une nymphe aurée ; icelle fut prinse par une nymphe argentée. La bataille est aspre. Les custodes sortent hors de leurs sieges au secours ; tout est en meslée dangereuse ; Enyo encores ne se declare.
Aucunefois tous les argentez enfoncent jusques à la tente du roy auré, soudain sont repoussez. Entre autres la royne aurée fait grandes prouesses, et d'une venue prent l'archer, et costoyant prent le custode argenté. Ce que voyant, la royne argentée se met en avant et foudroye de pareille hardiesse, et prent le dernier custode auré et quelques nymphes pareillement.
Les deux roynes combatirent longuement, part taschant de s'entresurprendre, part pour soy sauver et leurs roys contregarder. Finalement la royne aurée prit l'argentée, mais soudain aprés elle fut prinse par l'archer argenté. Là seulement au roy auré resterent trois nymphes, un archer et un custode. A l'argenté restoient trois nymphes et le chevalier dextre, ce que fut cause qu'au reste plus cautement et lentement ils combatirent.
Les deux roys sembloient dolens d'avoir perdu leurs dames roynes tant aimées, et est tout leur estude et tout leur effort d'en recevoir d'autres, s'ils

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peuvent, de tout le nombre de leurs nymphes, à ceste dignité et nouveau mariage, les aimer joyeusement, avec promesses certaines d'y estre receues si elles penetrent jusques à la derniere filliere du roy ennemy. Les aurées anticipent, et d'elles est creé une royne nouvelle, à laquelle on impose une couronne en chef, et baille l'on nouveaux accoustremens.
Les argentées suyvent de mesme, et plus n'estoit qu'une ligne que d'elles ne feust royne nouvelle creée ; mais en cestuy endroit le custode auré la guettoit ; pourtant elle s'arresta quoy.
La nouvelle royne aurée voulut, à son advenement, forte, vaillante et belliqueuse se monstrer. Fist grans faicts d'armes parmy le camp. Mais en ces entrefaictes le chevalier argenté print le custode auré, lequel gardoit la mete du camp ; par ce moyen fut faicte nouvelle royne argentée, laquelle se voulut semblablement vertueuse monstrer à son nouveau advenement.
Fut le combat renouvellé plus ardent que devant. Mille ruses, mille assaulx, mille desmarches furent faictes, tant d'un costé que d'autre, si bien que la royne argentée clandestinement entra en la tente du roy auré, disant : « Dieu vous gard' », et ne peust estre secouru que par sa nouvelle royne. Icelle ne fist difficulté de soy opposer pour le sauver. Adonques le chevalier argenté, voltigeant de tous costez, se rendoit prés sa royne, et misrent le

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roy auré en tel desarroy que pour son salut luy convint perdre sa royne. Mais le roy auré print le chevalier argenté. Ce nonobstant l'archer auré, avec deux nymphes qui festoient, à toutes leurs puissances defendoient leur roy ; mais en fin tous furent prins et mis hors le camp, et demoura le roy auré seul.
Lors de toute la bande argentée luy fut dit en profonde reverence : « Bon jour », comme restant le roy argenté vainqueur. A laquelle parolle les deux compagnies de musiciens commencerent ensemble sonner, comme victoire. Et print fin ce premier bal en tant grande allegresse, gestes tant plaisans, maintien tant honneste, grâces tant rares, que nous fusmes tous en nos esprits rians comme gens ecstatiques, et non à tord nous sembloit que nous fussions transportez és souveraines delices et derniere felicité du ciel Olimpe.
Fini le premier toul nay, retournerent les deux bandes en leur assiette premiere, et, comme avoient courbatu paravant, ainsi commencerent à combatre pour la seconde fois, excepté que la musique fut en sa mesure serrée d'un demy temps plus que la precedente, les progrez aussi totalement differens du premier.
Là je vy que la royne aurée, comme despitée de la route de son armée, fut par l'intonation de la musique evoquée, et se mist des premieres en camp avec un archer et un chevalier, et peu s'en faillit

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qu'elle ne surprint le roy argenté en sa tente au millieu de ses officiers. Depuis, voyant son entreprinse descouverte, s'escarmoucha parmy la trouppe, et tant desconfit de nymphes argentées et autres officiers que c'estoit cas pitoiable les voir. Vous eussiez dit que ce fut une autre Panthasilée Amazone foudroyante par le camp des Gregeois; mais peu dura cestuy esclandre, car les argentées, fremissans à la perte de leurs gens, dissimulans toutefois leur dueil, luy dresserent occultement en embuscade un archer en angle lointain et un chevalier errant, par lesquels elle fut prinse et mise hors le camp. Le reste fut bien tort deffait. Elle sera une autre fois mieux advisée, prés de son roy se tiendra, tant loin ne s'escartera, et ira quand aller faudra , bien autrement accompagnée. Là doncques resterent les argentez vainqueurs, comme devant.
Pour le tiers et dernier bal se tindrent en pieds les deux bandes, comme devant, et me semblerent porter visage plus gay et deliberé qu'és deux precedens. Et fut la musique serrée en la mesure plus que de hemiole, en intonation phrygienne et bellique, comme celle qu'inventa jadis Marsyas. Adonques commencerent tournoyer et entrer en combat, avec telle legereté qu'en un temps de la musique ils faisoient quatre desmarches, avec les reverences de tours competans, comme avons dit dessus, de mode que ce n'estoient que saux , gambades et

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voltigemens petauristiques entrelassez les uns parmy les autres. Et, les voyans sus un pied tournoyer aprés la reverence faite, les comparions au mouvement d'une rhombe girante au jeu des petis enfans, moyennant les coups de fouet, lors que tant subit est son tour que son mouvement est repos, elle semble quiete, non soy mouvoir, ains dormir, comme ils le nomment. Et y figurant un point de quelque couleur, semble à nostre veue non point estre, mais ligne continue, comme sagement l'a noté Cusane, en matiere bien divine.
Là nous n'oyons que frappemens de mains, et episemasies à tous destroits reiterez, tant d'une bande que d'autre. Il ne fut onques tant severe Caton, ne Crassus l'ayeul tant agelaste, ne Timon Athenien tant misanthrope, ne Heraclitus tant abhorrant du propre humain qui est rire, qui n'eust perdu contenance, voyant au son de la musique tant soudaine, en cinq cens diversitez, si soudain se mouvoir, desmarcher, sauter, voltiger, gambader, tournoyer ces jouvenceaux avecq' les roynes et nymphes, en telle dexterité qu'onques l'un ne fist empeschement à l'autre.
Tant moindre estoit le nombre de ceulx qui restaient en camp, tant estoit le plaisir plus grand, veoir les ruses et destours desquels ils usoient pour surprendre l'un l'autre, selon que par la musique leur estoit signifié. Plus vous diray : si ce spectacle plus qu'humain nous rendoit confus en nos sens,

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estonnez en nos esprits et hors de nous mesmes, encores plus sentions nous nos coeurs esmeus et effrayez à l'intonation de la musique; et croyrois facilement que par telle modulation Ismenias excita Alexandre le Grand, estant à table et disnant en repos, à soy lever et armes prendre. Au tiers tournay fut le roy au' é vainqueur.
Durant lesquelles dances la Dame invisiblement disparut, et plus ne la vismes. Bien fusmes menez par les Michelots de Geber, et là fusmes inscripts en l'estat par elle ordonné. Puis, descendans au port de Mateotechnie, entrasmes en nos navires, entendans qu'avions vent en pouppe, lequel si refusions sur l'heure, à peine pourroit estre recouvert de trois quartiers brisans.



FIN DU CHAPITRE XXV




Article de Wikipedia sur le Cinquième Livre.








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